Au vol! Les plus grands vols d’oeuvres d’art de tous les temps

En relation avec la sortie prochaine du film Les Monuments Men de George Clooney.

 

Le lieutenant de police Jack Ion, l'inspecteur John Morrison et le commissaire Wallace Virgo reprennent possession d'un Goya à la gare de New Street, Birmingham, le 22 mai 1965 / © Mirrorpix / Bridgeman Art Library

 

 

Les véritables « monuments men » et le pillage artistiquedes œuvres par les  nazis

Les Monuments Men, dont la mise en scène et le rôle principal, sont assurés par George Clooney sort en France le 12 mars 2014. L'intrigue raconte comment des employés de musées ont tenté de limiter la spoliation par Hitler des œuvres d'art à travers l'Europe.
 
L’agence Bridgeman est fière d'avoir fourni les images du film. 
 
Les véritables « monuments men », soit 345 hommes et femmes de 13 nationalités différentes, se regroupèrent pour protéger les trésors culturels dans les régions touchées par la seconde Guerre Mondiale. Ils tracèrent, localisèrent et restituèrent plus de 5 millions d’objets, de chefs d'œuvres traditionnels et d'oeuvres d’art dit dégénéré qui avaient été volés par Hitler et les Nazis.

 

Voir la selection d'art dégénéré

Joseph Goebbels at the opening of the 'Degenerate Art' exhibition in Berlin, 1938 / © SZ Photo / Scherl / Bridgeman Images

 

The National Gallery de Londres (1961)

En 1961, le collectionneur de peintures Charles Wrightsman acheta le portrait du Duc de Wellington par Goya pour la somme de 300,000 euros dans le but de l'envoyer aux États-Unis.
 
Le tableau fut rapatrié au Royaume-Uni et exposé à la National Gallery de Londres, où il fut volé par un conducteur de bus au chômage, Kempton Bunton, qui le sortit du bâtiment en passant par la fenêtre des toilettes. Le voleur réclama une rançon, en prétendant qu'il comptait s'en servir pour payer la redevance télévision pour les pauvres.
 
Le tableau fut restitué quatre ans plus tard et le voleur n'écopa que de trois mois de prison.
Le Duc de Wellington, 1812-1814 (peinture sur bois) / Francisco Jose de Goya y Lucientes / National Gallery de Londres, Royaume Uni

 

Jacob de Gheyn III (peinture sur bois) de Rembrandt Harmenszoon van Rijn / Dulwich Picture Gallery de Londres, Royaume Uni

 

Dulwich Picture Gallery (1981)

Le chef d'œuvre de Rembrandt, Jacob de Gheyn III, est l'œuvre la plus volée au monde et porte aujourd'hui le surnom de "Takeaway Rembrandt" (le Rembrandt à emporter).
 
En 1981, ce mini portrait disparu de la Dulwich Picture Gallery fut retrouvé plusieurs mois plus tard détenu par quatre hommes dans un taxi.
 
Moins de deux ans plus tard, un cambrioleur fracassa la lucarne en verre de la galerie et passa ainsi par le toit pour voler le tableau ; on retrouva l'œuvre en 1986 dans la consigne d'une gare de l'armée britannique. Entre autres disparitions mystérieuses, le tableau fut également retrouvé sous le banc d'un cimetière et à l'arrière d'un vélo.

Musée National d'Art Moderne d'Oslo, Norvège (1994)

En 1994, alors que toute la Norvège regardait la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Hiver de Lillehammer, des cambrioleurs s'introduisirent dans le Musée National d'Art Moderne pour y voler Le cri d'Edvard Munch en le détachant à l'aide de tenailles.
 
Cet icône et symbole universel de l'angoisse humaine disparut en moins de 50 secondes.
 
On retrouva le tableau plusieurs mois plus tard.
Le cri, 1893 (huile, tempéra et pastels sur carton) d'Edvard Munch / Nasjonalgalleriet, Oslo, Norvège
Paysage d'Auvers (huile sur toile) de Paul Cézanne / Ashmolean Museum, Oxford, Royaume Uni

 

Ashmolean Museum, Oxford (1999)

Le 31 décembre 1999, profitant de la diversion créée par les feux d'artifices et autres célébrations de l'an 2000, un cambrioleur pénétra dans l'Ashmolean Museum à Oxford pour y voler le paysage peint par Paul Cézanne, paysage d'Auvers.
 
Estimée à environ 3,6 millions d'euros, cette peinture est décrite comme une pièce charnière dans la carrière de Cézanne passant d’ébauches débutantes à des peintures plus mûres.
 
Plus de dix ans plus tard, le tableau n'a toujours pas été retrouvé.

Musée d'Art Moderne de Sao Paulo, Brésil (2007)

En combien de temps peut-on voler une œuvre estimée à 42 millions d'euros ? Apparemment, trois minutes suffisent.
 
En 2001, trois voleurs cambriolèrent le Musée d'Art Moderne de Sao Paulo emportant le Portrait de Suzanne Bloch de Picasso ainsi que le Cueilleur de café de Candido Portinari. 
 
L'arrestation des trois coupables permit à la police de restituer les tableaux qui furent ramenés au musée sous l'escorte de 100 officiers de police.
Portrait de Suzanne Bloch (huile sur toile) de Pablo Picasso / Museu de Arte, Sao Paulo, Brésil / Giraudon / DACS

 

Châtaigniers en fleurs, 1890 (huile sur toile) de Vincent van Gogh / Collection et Fondation Bührle, Zurich, Suisse

 

Fondation et Collection Emil G. Bührle, Zurich, Suisse (2008)

Le 18 février 2008, trois hommes portant des masques de ski et armés d'un pistolet volèrent, en plein jour, quatre chefs d'œuvre exposés à la Fondation Emil. G. Bührle de Zurich.
 
D'une valeur totale de 123 millions d'euros, on compte parmi les toiles volées Châtaigniers en Fleurs de Vincent van Gogh, Champ de Coquelicots près de Vétheuil de Claude Monet, Ludovic Lepic et ses filles de Edgar Degas et le Garçon au gilet rouge de Paul Cézanne. Les deux derniers furent retrouvés rapidement dans un parking mais les deux premiers restent à ce jour disparus.

Le Musée Munch, Oslo, Norvège (2004)

Dix ans après le cambriolage olympique et le vol du Cri d'Edvard Munch, deux hommes s'introduisirent dans le Musée Munch, menacèrent le personnel d'une arme à feu et volèrent deux œuvres de Munch ; une autre version du Cri et La Madone.
 
Ils s'échappèrent grâce à l'assistance d'au moins un complice.
 
Heureusement, ces trésors culturels ne quittèrent jamais la Norvège et furent retrouvés, plusieurs années plus tard, en meilleur état qu'on ne l'avait craint. Ils furent restitués au musée en septembre 2006.
La Madone, 1894/5 (huile sur toile) d'Edvard Munch / Nasjonalgalleriet, Oslo, Norvège

 

 

Et pour couronner le tout.... le Louvre (1911)

Parmi les vol d'œuvres d'art, celui de la Joconde au Musée du Louvre en 1911 est l'un des plus audacieux.
 
L'œuvre fut volée par un employé italien du musée, Vincenzo Peruggia, qui la glissa simplement sous sa blouse et sortit par la grande porte. Peruggia était convaincu que l'œuvre devait être exposée dans son pays et que le musée national français possédait trop de pièces italiennes. 
 
Peruggia conserva le tableau dans son appartement pendant deux ans, et fut finalement arrêté alors qu'il tentait de vendre la peinture à la Galerie des Offices à Florence. Après quelques mois de prison, il fut acclamé par le public italien qui en fit un héros.
 
L'œuvre fut finalement restituée au Musée du Louvre en 1913.

 

Mugshot of Vincenzo Peruggia, 25th January, 1914 (b/w photo) by French Photographer / Private Collection

 

The return of the Mona Lisa to the Louvre, January 1914 (b/w photo) by French Photographer/ Private Collection

 

 


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